Apprendre une langue vivante en partant du début. Traverser à pied l'Italie du nord. Faire de la voile en solitaire. Reprendre du piano. Plusieurs choses que j'avais sincèrement projetées et que je sais, à présent, sans tristesse, que je ne ferai plus.
Ce savoir n'est pas la résignation. C'est, en réalité, un soulagement. Tant qu'une chose est inscrite dans le possible, elle pèse — il faudrait s'y mettre, on remet, on s'en veut. Le jour où on la décroche de la liste, l'agenda intérieur s'allège. La place ainsi libérée sert à d'autres choses, plus modestes, qu'on a effectivement la durée de faire.